« Denshattack! » fait dérailler la simulation ferroviaire avec un wagon capable d’aller dans l’air, sous l’eau et de surfer sur des objets incongrus. UNDERCODERS/FIRESHINE GAMES

En l’an 2000, alors que l’industrie n’a d’yeux que pour la course aux polygones de la PlayStation 2 et de la Dreamcast, Jet Set Radio prend tout le monde à contre-pied. En substituant à la quête du photoréalisme des aplats de couleurs vives et des contours noirs appuyés, le titre de Sega impose le cel-shading. Cette signature graphique, qui donne au joueur l’illusion d’évoluer dans un manga interactif, a ouvert la voie à une prestigieuse lignée, de The Legend of Zelda : The Wind Waker (2003) à Blue Prince (2025).

Disponible mercredi 15 juillet sur PC, Switch 2, PlayStation 5 et Xbox Series, Denshattack! ne se contente pas de singer le glorieux aîné qu’est Jet Set Radio. Il cherche d’abord à ressusciter son énergie insolente et son identité hybride, qui allie glisse urbaine, bande-son survitaminée et graffiti sauvage.

Développé par le studio barcelonais Undercoders, le titre relève d’un pari aussi saugrenu qu’excitant : transposer l’univers du chemin de fer japonais (densha) dans un jeu de skate digne de la série Tony Hawk’s Pro Skater. Collision de genres : lancé sur des rails mués en montagnes russes, le joueur doit faire exécuter à son wagon des sauts, des grinds (« glissades sur rails ») et des figures aériennes où agiter le stick analogique permet de maximiser son score.