Le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, interpellé dimanche à son arrivée au Maroc, a été remis en liberté, mercredi 15 juillet, à l’issue de son audition, a confirmé au Monde, Laura Feliu, son épouse. Le parquet près le tribunal correctionnel de Casablanca a ordonné sa remise en liberté à l’issue de son audition, après « la consultation et l’étude de l’ensemble des pièces de la procédure » et « l’achèvement des investigations préliminaires », selon un communiqué du procureur du roi de l’agence officielle MAP, relayé par les médias.

Les objets saisis en sa possession – deux ordinateurs, une clé de stockage et un téléphone – lui ont été restitués. Le parquet a toutefois décidé « de poursuivre les investigations et d’engager des expertises techniques complémentaires », précisant que « les suites judiciaires appropriées seront déterminées à l’issue de l’enquête en cours ».

L’intéressé a bénéficié « de toutes les garanties prévues par la loi », notamment son droit à un examen médical, assure le communiqué.

Garde à vue pour « propos diffamatoires »

Figure de la presse indépendante marocaine, connu pour ses positions critiques à l’égard des autorités, Ali Lmrabet, 66 ans, avait été interpellé dimanche à son arrivée à l’aéroport de Tanger, « sur la base de plusieurs avis de recherche précédemment émis à son encontre » liés à la publication d’une « série de contenus numériques comportant des propos diffamatoires et injurieux à l’encontre des personnes et des institutions », selon le parquet.