Publié le 15 juillet 2026 à 12:55.
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Énième rebondissement 42 ans après la mort du petit Grégory: la justice a déclaré mercredi prescrits les faits reprochés à sa grand-tante, soupçonnée d’être l’un des corbeaux ayant harcelé ses parents, qui restent déterminés à faire émerger la vérité.Jacqueline Jacob avait été mise en examen le 24 octobre pour «association de malfaiteurs» après une expertise la désignant comme auteure d’une lettre anonyme revendiquant l’assassinat en 1984 de Grégory Villemin, retrouvé noyé et ligoté à l’âge de quatre ans dans une rivière des Vosges. Cette femme de 81 ans, qui se dit innocente, avait saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon pour contester les poursuites.Celle-ci a constaté, lors d’une audience à huis clos, que la qualification retenue «était bien de nature délictuelle» et que «le délai de prescription de ce délit était de trois ans» au moment des faits, selon un communiqué du parquet général, qui avait rejoint la défense dans cette analyse.
«Une aberration procédurale»
La mise en examen de la grand-tante «devient sans objet» et «tombe de facto», a conclu son avocat, Me Frédéric Berna, en dénonçant une «aberration procédurale». «Ce dossier est une succession de fiascos plus énormes les uns que les autres, depuis plus de 40 ans», a fustigé Me Frédéric Berna, qui réclame qu'«on fiche la paix» à sa cliente, seule personne encore poursuivie dans ce dossier qui a marqué l’histoire judiciaire française.Pour lui, «concrètement, il n’y a aucun élément sur le fond qui permette de considérer que Mme Jacob a participé de près ou de loin à cette affaire.»












