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Ce serait la cinquième invalidation de poursuites dans ce dossier chaotique : 41 ans après le meurtre de Grégory Villemin, les juges étudient mercredi 27 mai à Dijon une possible annulation de la mise en examen de sa grand-tante, soupçonnée d'être un corbeau.
Le 16 octobre 1984, ce garçon de quatre ans était retrouvé noyé dans la Vologne, une rivière des Vosges. Le lendemain, les parents recevaient une lettre anonyme : "Voilà ma vengeance. Pauvre con", disait le courrier.
Ces mots, estiment les juges enquêteurs, ont été écrits par la grand-tante de Grégory, Jacqueline Jacob. Déléguée CGT, elle aurait été entendue en 1982 traiter de "chef de mes couilles" Jean-Marie Villemin, le père de Grégory à la réussite éclatante : belle maison et poste de contremaître à seulement 26 ans.
Haine faroucheDès le début de l'enquête, les investigations avaient pointé la haine farouche, faite de jalousies ancestrales, que se vouaient les époux Villemin et les Jacob, famille de la grand-mère de Grégory. Bien que ces derniers n'aient cessé de démentir tout conflit, Jacqueline Jacob, dont l'époux Marcel est un frère de la grand-mère du petit garçon, avait été mise en examen en 2017 pour "enlèvement et séquestration suivie de mort". Un an plus tard, les poursuites étaient annulées pour vice de forme.











