Des fumées épaisses noires et orange teintent le ciel. En Seine-et-Marne, les villages en bordure de la forêt de Fontainebleau - toujours en proie aux flammes ce mardi 14 juillet - sont sous un épais brouillard, régulièrement percé par les Canadair à très basse altitude. Depuis dimanche, le poumon vert de l'Île-de-France est ravagé par un incendie exceptionnel, l'un des trois plus gros qu'a connus la moitié nord du pays en 20 ans. Environ un millier de personnes ont dû être évacuées autour, sans compter les animaux, selon les autorités.

Les habitants de Noisy-sur-École et du Vaudoué notamment ont été nombreux à assister médusés à ce ballet de véhicules de secours et de police, dans l'âcre fumée qui flotte sur la zone. Et ce, malgré les appels des secours à rester confinés pour ne pas s'exposer aux fumées. En effet, les risques pour la santé sont importants.

Irritation respiratoire et effets cardiovasculairesLes fumées issues des feux de végétation, qui contiennent notamment du monoxyde de carbone, dégagent des particules en suspension dans l'air, qui peuvent se déplacer sur des dizaines de kilomètres. "Environ 80% sont des particules fines, dont une majorité sont des particules submicroniques dont la taille est inférieure au micron. Les feux intenses génèrent également des particules de cendres dites géantes", précise l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) sur son site.