Olivier Rousteing au Met Gala, à New York, en mai 2026. MIKE COPPOLA/GETTY IMAGES/AFP

Fin mai, la rumeur avait déjà enflé : Olivier Rousteing serait arrivé chez Rabanne. Le 14 juillet, la marque, qui appartient au groupe espagnol Puig, a officiellement annoncé son intronisation en tant que directeur artistique.

Si certaines nominations laissent parfois le secteur circonspect, celle-ci semble plutôt couler de source. D’un côté, Olivier Rousteing, qui n’a dirigé qu’une seule maison, Balmain, pendant quatorze ans. De l’autre, Rabanne, qui est resté treize années entre les mains de Julien Dossena, dont le départ a été annoncé le 24 juin. Entre le designer de 40 ans et la marque surtout connue pour ses parfums, une affinité esthétique évidente.

Chez Balmain, Olivier Rousteing a eu le temps de définir sa mode. Pour lui, elle doit être joyeuse et rendre remarquable celle qui la porte. Ses pièces, souvent colorées et ornementées, sont aussi architecturées. Elles soulignent la taille ou le décolleté, exagèrent les épaules, découvrent les jambes pour créer une silhouette souvent sexy, mais pas uniforme : les tenues du designer célèbrent des corps minces, enveloppés, en gestation… Adepte du trompe-l’œil, Olivier Rousteing a conçu des robes en sable ou donnant l’impression d’être trempées. Le fil rouge de sa création, c’est son aspect spectaculaire − ce qui explique son succès sur les tapis rouges et auprès des stars, notamment américaines.