Environ 3.000 enfants se trouvaient sur la promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016. Ils étaient venus en famille admirer le feu d’artifice du 14-Juillet, manger une glace et partager une soirée de fête... Quinze enfants ont perdu la vie et plusieurs centaines d’autres ont été blessés, lors de l'attentat au camion-bélier qui a fait 86 morts et 146 blessés.
Dix ans plus tard, une question demeure : comment ces enfants, devenus adolescents ou jeunes adultes, se sont-ils construits ? Derrière les chiffres se cachent des parcours profondément différents.
Le 14 juillet 2016 continue de vivre avec eux. Kenza avait 4 ans. Pour la sauver, sa mère s'est jetée sur elle. Le camion leur est passé au-dessus de la tête. Dix ans après, cette scène est intacte dans sa mémoire. "Je me souviens de toutes les images, les images des corps. C'était comme de la bouillie par terre. Les cris, les tirs, la foule, tout... J'ai eu peur, mais quand t'es petite, tu comprends pas. J'avais 4 ans, j'étais un bébé", se souvient-elle.
"Les cris qui résonnent"Linda et Inès avaient 9 et 10 ans. Aujourd'hui, elles vivent avec des séquelles qui continuent de marquer leur quotidien, bien loin de l'insouciance de leurs camarades. "On a toujours les cris qui résonnent. On y pense souvent quand on voit un camion, quand le 14 juillet approche", explique l'une des deux survivantes.










