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ReportageTerre crue et peinture à base d’argile, isolant en laine de coton recyclé, parquet massif, brasseurs d’air, toiles à ventouses sur certaines fenêtres, brise-soleil en bois fixe… un ensemble de technique peu onéreuses ont été testées dans des classes de l’école Franc-Nohain, dans le 13ᵉ arrondissement. Avec succès.

Certaines visites sont plus rafraîchissantes que d’autres, en ces semaines caniculaires. Au sens propre, comme au figuré, ce qui laisse penser que tout espoir d’adapter le bâti rapidement au réchauffement climatique, et notamment le bâti scolaire, n’est pas encore perdu.

La fraîcheur n’est pourtant pas le premier sentiment qui domine devant l’école Franc-Nohain, dans les franges du 13e arrondissement de Paris, non loin de la caserne Masséna, d’un faisceau ferré et de l’incinérateur d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Une longue façade plein sud et vitrée, comme le voulait l’époque, le milieu des années 1950, celle où la lumière entre généreusement dans les intérieurs. Derrière, sur deux niveaux, des classes en enfilade, desservies par l’immuable couloir aux porte-manteaux. A l’extérieur, des cours ultra-minérales, si ce n’est la présence d’un tilleul dans l’une d’elles. Ni store, ni volet, et nul immeuble proche, suffisamment haut, qui pourrait offrir de l’ombre.