Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Intimités Intimités Intimités Chaud devant Chaud devant Chaud devant « Chaud devant ». Lors des chaleurs extrêmes, les écoles se transforment en étuves. Brasseurs d’air, brise-soleil, ventilation nocturne sont des solutions basiques, nécessitant peu de moyens et qui peuvent rendre les classes respirables. La preuve dans des écoles pilotes. Article réservé aux abonnés « Qu’est-ce que vous avez fait à l’école aujourd’hui ? », ai-je demandé par automatisme à mon fils de 7 ans. « On a transpiré ! », a-t-il répondu du tac au tac. La première canicule de l’année, à la fin du mois de mai, inédite pour la saison, commençait à peine à faire mijoter élèves et enseignants de notre école élémentaire parisienne. Un peu partout en France, les équipes pédagogiques des 45 000 écoles, 5 300 collèges et 2 300 lycées publics scrutaient le mercure dans les classes et sonnaient l’alarme. Tout comme des milliers d’établissements dans l’Hexagone, l’école de mon fils, datant des années 1980, n’est pas adaptée pour faire face à une vague de chaleur. Et les petits ventilateurs installés à la hâte n’ont pas suffi pour que les enfants et les adultes gardent la tête froide pendant cette semaine bouillante. « D’ailleurs, j’étais du mauvais côté, celui où on ne sent pas l’air », a constaté, amorphe, mon enfant essoré. Ce n’est que le début des classes étuves puisque le changement climatique va multiplier les vagues de chaleur, les rendre plus précoces et plus tardives, plus longues et plus intenses, alors que la deuxième de l’année est déjà en cours. Faut-il donc consacrer mes forces de parent d’élève à manifester devant la mairie, qui a la main sur le bâti scolaire de l’élémentaire, pour climatiser les salles de classe ? Ou la convaincre de rénover thermiquement l’école ? Le premier effort me semble peu vertueux pour le climat, le second demande de l’abnégation car mon fils aura quitté l’école avant qu’il y fasse frais. Il vous reste 81.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.