Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Lettres de Lettres de Lettres de Jean-Baptiste Chastand, correspondant du « Monde » en Europe centrale, a choisi d’adresser sa dernière « Lettre de » à ce pays « hostile et surprenant » qu’il a couvert pendant plus de dix ans. Article réservé aux abonnés LETTRE D’EUROPE CENTRALE Chère Hongrie Peu de pays peuvent être à la fois aussi hostiles et surprenants que toi. A l’heure pour l’auteur de ces lignes de quitter l’Europe centrale après plus de dix années passées à parcourir tes paysages de plaines et à savourer ta cuisine relevée, il est temps de régler quelques comptes et de rendre hommage à mes amis hongrois ; ils m’ont mené la vie dure autant qu’ils ont pu m’étonner. Commençons par le surprenant, avec ce sondage Eurobaromètre publié le 1er juillet par la Commission européenne. Selon cette étude d’opinion paneuropéenne saisonnière, voilà que les 9,5 millions de Hongrois sont subitement devenus un des peuples les plus confiants dans l’avenir du Vieux Continent. Quelque 73 % d’entre eux – soit seize points de plus que lors de l’enquête précédente de fin 2025 –, se déclarent « optimistes » sur le futur de leur pays ; 57 %, soit le taux le plus élevé de toute l’Union européenne, disent même ressentir de « l’espoir ». Quelle surprise pour moi après les avoir entendus des années durant se plaindre de tout, à commencer de mon travail. Ce changement d’humeur s’explique évidemment par la défaite du nationaliste Viktor Orban aux élections législatives d’avril face à son adversaire conservateur et pro-européen, Péter Magyar. Un événement, chère Hongrie, qui t’a profondément changée. Il vous reste 78.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Merci, chère Hongrie, d’avoir prouvé que tout est toujours possible, même dans les pays où tout semble barricadé »
Jean-Baptiste Chastand, correspondant du « Monde » en Europe centrale, a choisi d’adresser sa dernière « Lettre de » à ce pays « hostile et surprenant » qu’il a couvert pendant plus de dix ans.






