Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Détroit d’Ormuz Détroit d’Ormuz Détroit d’Ormuz L’irruption des attaques ukrainiennes sur l’ensemble du territoire accroît les inquiétudes des Russes sur la capacité du régime à protéger leurs besoins vitaux, alors que la situation économique se détériore. Article réservé aux abonnés En provoquant, par ses frappes sur les raffineries, la pire crise de carburant que la Russie ait connue depuis des décennies, l’Ukraine a donné un coup de canif au contrat social conclu tacitement entre Vladimir Poutine et sa population, selon lequel la stabilité et la prospérité lui sont garanties en échange de libertés réduites. L’irruption des attaques ukrainiennes à Moscou, à Saint Petersbourg et jusqu’en Sibérie, où, pour la première fois de leur vie, les Russes voient la guerre depuis leurs fenêtres, a semé l’incertitude sur la capacité du régime à protéger leurs besoins vitaux. Lundi 6 juillet, des drones ukrainiens ont visé la raffinerie d’Omsk, en Sibérie occidentale, à environ 2 800 kilomètres de Kiev, soit la frappe la plus profonde jamais menée par l’Ukraine contre les infrastructures énergétiques russes. Après quoi la raffinerie, la plus importante du pays, a dû interrompre ses opérations. « La Sibérie aussi est maintenant à portée de main », s’est réjoui le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Alors que Kiev concentre ses assauts sur les raffineries, les dépôts de carburant et les pétroliers, les files d’attente aux stations-service s’étendent désormais à l’ensemble du territoire russe, les prix à la pompe grimpent, le marché noir prospère, sans que le gouvernement soit en mesure de trouver une issue rapide à la crise. Il vous reste 81.13% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Russie : la guerre sape le contrat social entre Poutine et sa population
L’irruption des attaques ukrainiennes sur l’ensemble du territoire accroît les inquiétudes des Russes sur la capacité du régime à protéger leurs besoins vitaux, alors que la situation économique se détériore.







