Emmanuel Macron lors de son discours à l’occasion de la journée national de commémoration de la reconnaissance de l’innocence d’Alfred Dreyfus, près de la Cour de cassation, sur l’île de la cité, à Paris, dimanche 12 juillet 2026. THOMAS SAMSON / AFP

Emmanuel Macron a rendu hommage, dimanche 12 juillet, à Alfred Dreyfus, officier juif condamné à tort au terme d’un procès retentissant à la fin du XIXe siècle, ainsi qu’à tous ceux qui luttèrent pour sa réhabilitation et poursuivent aujourd’hui le combat contre l’antisémitisme. A Paris, le chef de l’Etat a présidé la première journée nationale de commémoration de la reconnaissance de l’innocence d’Alfred Dreyfus, 120 ans jour pour jour après la décision de la Cour de cassation de le réhabiliter.

« Etre dreyfusard en 1898, ce n’était pas rejoindre le camp du confort ou de la popularité, c’était s’exposer minoritaire à l’hostilité de son propre milieu, parfois de sa propre famille, a notamment dit M. Macron. Dans un temps où l’instantanéité des réseaux et la viralité de l’accusation peuvent broyer une réputation en quelques heures, sans autre forme de procès que celui mené par les meutes, le dreyfusisme nous enseigne que l’exigence de vérité n’a jamais été aussi nécessaire ».