Mariano Rajoy, à Madrid, le 31 mai 2018. OSCAR DEL POZO / AFP

Il y avait eu les propos racistes tenus, le 6 juillet, par la sénatrice paraguayenne Céleste Amarilla à l’encontre du footballeur français Kylian Mbappé, deux jours après la victoire de l’équipe de France face au Paraguay, en huitièmes de finale de la Coupe du monde. Il faut désormais ajouter ceux de l’ancien premier ministre espagnol Mariano Rajoy visant, eux, l’ensemble de la sélection nationale française.

Dans une tribune publiée dans la nuit de vendredi 10 juillet à samedi 11 juillet, sur le site du quotidien El Debate, l’ancien dirigeant espagnol évoque la demi-finale de la Coupe du monde à venir, le 14 juillet, entre la France et l’Espagne. Mais s’il salue un effectif tricolore « de très haut niveau », qui « joue un excellent football », il ajoute toutefois dans une courte incise : « Cela dit, il n’y a pas de Français. »

Membre du Parti populaire (droite), M. Rajoy avait dirigé le gouvernement espagnol entre décembre 2011 et mai 2018. Dans la tribune qu’il a rédigée, il en profite également pour se livrer à une digression politique, ciblant en particulier la gauche espagnole.

Il assure ainsi que sa « satisfaction est double » à l’issue de la victoire de l’équipe d’Espagne contre la Belgique, vendredi 10 juillet en quarts de finale : « D’abord parce que je suis Espagnol ; ensuite parce que les joueurs belges sont surnommés les “Diables rouges”, et que je n’aime ni les diables ni les rouges – à l’exception qui confirme la règle : le maillot de l’Espagne. »