"Si on n'a pas d'aides, on peut fermer la boutique" : les artificiers démunis face aux annulations des feux des 13 et 14 juillet

Les artificiers tirent la sonnette d'alarme. La canicule et la sécheresse poussent de nombreuses communes à annuler ou à reporter les feux d'artifice du 14 juillet. En cause, les risques de feux de forêt notamment, favorisés par une sécheresse des sols et de la végétation importante depuis les vagues d'épisodes caniculaires en France.

Pour les artificiers, c'est évidemment un coup dur, comme chez Toulouse Artifice Création à Capens, en Haute-Garonne. Sur place, dans la cour de l'entreprise, les palettes de mortiers sont omniprésentes et les camions sont tous prêts à partir. Pourtant, rien, ou presque, ne bougera ces prochains jours.

"On a 75% d'annulation sur les commandes des 13 et 14 juillet. Si on n'a pas des aides ou quelque chose, on peut fermer la boutique carrément", déplore ainsi Michel Murcia, directeur de la société.

Les employés vacataires eux aussi touchésCela représente un manque à gagner de 113.000 euros pour l'artificier, qui redoute une situation susceptible encore d'empirer. "Les gens ont peur" , assure Michel Murcia, tout en énumérant d'autres dates de la deuxième quinzaine de juillet lors desquelles des feux ont déjà été décommandés.