Cette bataille autour des massacres de populations commis de part et d'autre pendant la Seconde guerre mondiale empoisonne les relations entre les deux pays.

Publié le 11/07/2026 13:26

Temps de lecture : 1min

Le Premier ministre polonais Donald Tusk s'adresse à la presse dans les jardins de la Chancellerie, à Varsovie, le 3 juillet 2025. (ANDRZEJ IWANCZUK / NURPHOTO / AFP)

Varsovie et Kiev se livrent à une bataille mémorielle autour des massacres de civils pendant la Seconde guerre mondiale. Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé, samedi 11 juilet, qu'un Mur du souvenir serait érigé dans la capitale polonaise pour honorer les victimes du "génocide" commis par les "nationalistes ukrainiens". Il s'agira d'"une flamme éternelle" avec les "noms de chaque victime retrouvée et identifiée". "La République n'en oubliera aucune", a déclaré Donald Tusk dans une allocation vidéo diffusée sur ses réseaux sociaux.L'annonce du chef du gouvernement polonais intervient la veille du jour anniversaire du "dimanche sanglant" de 1943, lorsque des unités de l'Armée insurrectionnelle ukrainienne et de l'Organisation des nationalistes ukrainiens ont assassiné des milliers de Polonais en Volhynie, dans le nord-ouest de l'Ukraine actuelle. Selon la Pologne, entre 70 000 et 100 000 civils Polonais ont péri dans des massacres entre 1943 et 1945, tandis que les représailles auraient fait jusqu'à 12 000 victimes ukrainiennes. "Un génocide" perpétré par des "nationalistes ukrainiens", selon Donald Tusk.