C'est le troisième épisode en deux mois, qui attise les incendies dans la moitié sud du pays.

Ce qu'il faut savoir

Un week-end dans la fournaise. Météo-France a placé 24 départements, dont ceux de la région parisienne, en vigilance rouge en raison de la canicule, samedi 11 juillet. Jusqu'à 36°C sont attendus à Paris et à Rennes, 38 à Bordeaux, 35 à Rouen ou encore 37 à Toulouse, et les températures pourront atteindre jusqu'à 39 voire 40°C "localement", fait savoir l'institut météorologique. "Une masse d'air très chaud stagne sur le pays pendant plusieurs jours, engendrant un épisode caniculaire durable", explique le prévisionniste, prévenant que l'épisode, marqueur du changement climatique, va se prolonger "au moins jusqu'en milieu de semaine prochaine". Suivez notre direct.• L'alerte sur la quasi-totalité du pays. Outre les 24 départements en rouge, 59 autres sont en vigilance orange. Une stituation qui s'étend jusqu'à dimanche, a précisé Météo-France dans son bulletin matinal, samedi.Seuls les départements du Sud-Est et – pour les orages – la Corse restent en vigilance jaune, épargnés par les températures caniculaires.• Le premier grand week-end de départs en congés. La SNCF a dit assurer un service grande vitesse "normal" pendant le pont du 14-Juillet, avec 3 700 TGV prévus sur le week-end, mais compte supprimer un train Intercités sur trois aux heures chaudes de la journée tout en offrant des solutions de remplacement en autocar.• "Une situation exceptionnelle de danger de feux de forêts" concerne l'ensemble du territoire, prévient Météo-France. Avec la combinaison des fortes chaleurs et de la sécheresse, plus de 25 000 hectares ont brûlé depuis le début de l'année, soit près du double de ce qui était mesuré en 2025 à la même date, d'après une estimation de la Sécurité civile. Ces derniers jours, la France a affronté de multiples incendies, notamment dans les Pyrénées-Orientales (4 900 hectares parcourus), la Drôme (4 000 ha) et l'Indre (900 ha).• Les rendez-vous festifs pâtissent de la canicule. A Paris, le préfet de police a fait annuler les très populaires bals des pompiers traditionnellement organisés dans les casernes les 13 et 14 juillet, de même que des événements sportifs prévus en plein air ou dans des lieux non climatisés. Et partout en France, de nombreuses villes ont d'ores et déjà renoncé aux feux d'artifice qui devaient être tirés pour la fête nationale.