Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Climat Climat Climat Au sud du Groenland, une vaste région de l’Atlantique Nord résiste au réchauffement climatique. Cette tâche froide, suspectée de favoriser des étés plus étouffants en Europe, suscite un vif débat parmi les scientifiques. Article réservé aux abonnés Alors que la France suffoque sous sa troisième canicule de l’année, une anomalie climatique intrigue les chercheurs à quelques milliers de kilomètres de là. Au sud du Groenland, une vaste région de l’Atlantique Nord résiste au réchauffement climatique. Cette tâche froide constitue l’une des rares zones de la planète où les températures de surface de la mer n’ont que peu augmenté sur les dernières décennies, voire ont diminué. Ce mystère, qui suscite un vif débat parmi les scientifiques, pourrait favoriser des étés plus étouffants en Europe. L’hypothèse ne remet pas en cause le rôle central du dérèglement climatique, dû aux émissions de gaz à effet de serre humaines. Le réchauffement accroît la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur. Elle ouvre toutefois de nouvelles pistes pour tenter d’expliquer pourquoi les étés européens se transforment en fournaise. L’Europe est le continent qui se réchauffe le plus vite au monde. « On n’arrive toujours pas à expliquer totalement ce réchauffement si chaud sur l’Europe de l’Ouest, qui s’avère plus fort que ce que nous donnent les modèles pour les extrêmes de températures, constate Fabio d’Andrea, directeur du département de géosciences de l’Ecole normale supérieure. On imagine qu’il y a un changement dans la dynamique de l’atmosphère mais on ne sait pas exactement lequel. » Les cartes sont éloquentes : quand la quasi-totalité des océans affichent des nuances de rouge, l’Atlantique Nord subpolaire figure en bleu. Certaines parties se sont refroidies d’environ un à deux degrés sur les trente dernières années, d’après les données de l’observatoire européen Copernicus. Début juillet, mi-juin ou encore en mai, cette région enregistrait des températures de surface inférieures de 1 à 3 °C aux normales de saison, alors que la mer Méditerranée est par exemple montée à + 6 °C. Il vous reste 70.23% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.