Le ministre de l'intérieur, Laurent Nuñez, lors de la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 7 juillet 2026. JULIEN MUGUET POUR « LE MONDE »
Lors de l’examen en première lecture du projet de loi « Ripost » du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, les députés ont validé, vendredi 10 juillet, la prolongation jusqu’à la fin de 2030 de l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique (VSA) , avec un champ élargi à des lieux jugés à risque. Testée lors des Jeux olympiques de Paris pour les manifestations sportives et les grands rassemblements, l’expérimentation a ensuite été prolongée par la loi olympique votée cet hiver, mais n’est pour l’instant prévue que jusqu’en 2027.
Le dispositif consiste en une analyse des images de vidéosurveillance par un algorithme censée permettre de détecter plus facilement certains comportements (mouvement de foule, présence d’une personne dans une zone interdite, objet abandonné…). « Ce n’est qu’une assistance aux vidéo-opérateurs pour détecter des mouvements anormaux », a martelé M. Nuñez, rappelant que la mesure n’inclut aucune reconnaissance faciale.
Le texte prévoit cette VSA pour « prévenir des risques d’actes de terrorisme ou d’atteintes graves à la sécurité des personnes ». Il étend la mesure aux « bâtiments ou lieux ouverts au public (…) particulièrement exposés » et à leurs abords, définis par arrêté. Le musée du Louvre en ferait « évidemment » partie, a par exemple cité M. Nuñez.









