24 heures à bord du porte-avions Charles de Gaulle au large de la Crète

Le porte-avions Charles de Gaulle vient d’achever un déploiement de cinq mois au Moyen-Orient, où il avait été envoyé en raison de la guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël. Cette mission s’est déroulée notamment à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ 20% du pétrole mondial.

À bord, près de 1.200 marins ont assuré les opérations aériennes et la sécurité du groupe aéronaval. Les pilotes de Rafale ont effectué des missions de reconnaissance et de protection dans le golfe d’Oman et aux abords du détroit d’Ormuz. "Nous avons montré la détermination et la position de force de la France. Et quand la situation s’est apaisée, savoir se retirer et rentrer", résume le capitaine de frégate Emerand, à son retour de sa dernière mission.

L’une des manœuvres les plus délicates reste l’appontage. Les pilotes doivent viser une zone d’à peine trois mètres de large sur vingt-cinq mètres de long, parfois malgré une mer agitée, une faible visibilité ou des conditions météorologiques difficiles. Les officiers chargés de guider les avions parlent directement aux pilotes jusqu’à leur immobilisation sur le pont.