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ReportageDepuis la chute de Bachar Al-Assad, l’armée israélienne multiplie les incursions dans les villages de la province de Kuneitra, dans le Sud, et enlève des habitants. Sur 215 Syriens interpellés, 51 restent emprisonnés en Israël, sans procès.
Les soldats israéliens ont encerclé la maison de Kona Sleimani à 3 h 15, le 7 juillet 2025, à Swisa, dans la province de Kuneitra, dans le Sud syrien. Quatorze soldats, munis de lampes frontales et de chiens. « Ils ont fouillé la maison, terrorisé les femmes et les enfants », dit la Syrienne de 70 ans, le visage orné de tatouages bédouins. DEux de ses fils, Ahmed, 30 ans, et Adnane, 25 ans, ont été traînés au sol, les mains ligotées. « Les Israéliens leur ont demandé où étaient les armes. Ils savaient pour l’emprisonnement d’Ahmed à Saydnaya », poursuit-elle.
Ahmed avait été libéré de l’infâme prison syrienne six mois plus tôt, à la chute du dictateur Bachar Al-Assad, le 8 décembre 2024. Déserteur de l’armée, il y était enfermé depuis six ans. « Il a vécu les tortures, les injures et a contracté la gale », dit sa mère. Sa première fille est née lorsqu’il est entré à Saydnaya. La seconde après son arrestation par les Israéliens en 2025.









