Après une frappe israélienne sur des maisons et des commerces, à Bir Al-Salassil, dans le sud du Liban, le 24 juin 2026. FADEL ITANI/AFP

Trois frappes israéliennes menées dans le sud du Liban en mars, qui ont tué une vingtaine de personnes, sont susceptibles de constituer des « crimes de guerre » et doivent « faire l’objet d’enquêtes », selon un communiqué d’Amnesty Internation publié jeudi 9 juillet. « En l’espace d’une semaine seulement, l’armée israélienne a anéanti des familles entières, dont une douzaine d’enfants, au Liban, faisant preuve d’un mépris flagrant pour la vie des civils », déplore Kristine Beckerle, directrice régionale adjointe, citée dans une enquête publiée jeudi par l’ONG.

« La communauté internationale doit agir maintenant », juge-t-elle, enjoignant les Etats à « invoquer la compétence universelle et extraterritoriale dans le but d’enquêter sur les responsables présumés et de les poursuivre ». L’ONG a enquêté sur trois frappes israéliennes menées dans le sud du Liban les 6, 12 et 13 mars qui ont, selon elle, coûté la vie à « 24 civils, dont 12 enfants ».

Le 6 mars, une frappe israélienne a touché une maison dans le district de Tyr, tuant huit civils d’une même famille, dont quatre femmes et trois enfants, rapporte l’ONG. Le 12 mars, neuf personnes, dont cinq enfants, ont été tuées dans le village d’Irkey, près de Saïda, dans une frappe israélienne sur des habitations où vivaient deux familles, poursuit l’organisation. Le 13 mars, Amnesty International recense sept personnes, dont six membres d’une même famille, tuées à Nabatiyé dans une frappe sur une maison, parmi lesquelles quatre enfants âgés de 7 à 16 ans.