Stigmatiser la justice, dénoncer un complot alors que la collision entre le calendrier judiciaire et celui de la politique est le résultat d’années de manœuvres de diversion, créer un rapport de force pour tenter de contraindre les juges à des décisions qui lui soient favorables : Marine Le Pen oscille entre ces postures pour tenter de s’extraire du bourbier constitué par le détournement de fonds publics au profit de son parti. Depuis la confirmation de sa condamnation, mardi 7 juillet, après le jugement rendu en première instance, le 31 mars 2025, sa stratégie vise également à faire passer au second plan une sentence objectivement infamante pour une élue.

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Personne ne peut en être vraiment surpris puisqu’il s’agit de l’attitude régulièrement adoptée par les figures du populisme, même si les contextes diffèrent et si la corruption n’est jamais l’exclusivité d’un camp. Marine Le Pen est de fait en bonne compagnie. Aux Etats-Unis, Donald Trump est ainsi parvenu à neutraliser la justice à son avantage en profitant de ses spécificités américaines, comme le mode de désignation des juges qui alimente leur polarisation.