Le meurtrier a été trahi par l'ADN de son père : ce gendarme raconte comment il a résolu l'affaire Elodie Kulik grâce à une technique inédite en France

En 2009, le gendarme Emmanuel Pham-Hoai monte en Picardie où il a obtenu un poste de chef de division à la section de recherches d'Amiens. Au bout d'un an, il change de service et passe à la tête des homicides. C'est là qu'il hérite du "dossier d'une vie" : l'affaire Élodie Kulik.

Sept ans auparavant, cette jeune banquière de 24 ans a été retrouvée morte, calcinée, dans un champ le long d'une route départementale. L'autopsie révèle qu'elle a été violée, un ADN a été retrouvé. Malgré tout, l'affaire reste irrésolue. Emmanuel Pham-Hoai est chargé d'y apporter "un oeil neuf".

"Je vois tout d'abord que tous les actes d'enquête en 2002, au moment du viol et du meurtre d'Élodie Kulik, ont été réalisés de la meilleure des manières, raconte le gendarme et auteur du livre Les affaires criminelles au crible de l'ADN (Mareuil, 2026) dans Les Voix du crime. Il n'y a rien qui manque. Les enquêteurs n'ont juste pas réussi à trouver le bon suspect, alors que tout a été fait correctement."

La recherche de parentèle en 2010, elle n'est pas interdite, mais elle n'est pas autorisée