Scène de crime. WIKIMEDIA COMMONS

L’histoire débute à Amsterdam en novembre 2004. Des riverains signalent, dans un espace vert du sud-est de la ville, la présence de cinq sacs poubelles abandonnés près d’un arbre. Cinq jours plus tard, le 15 novembre, des policiers municipaux font une macabre découverte : ces sacs contiennent des parties du corps d’une jeune femme, soigneusement découpées et réparties dans seize sacs poubelles, chacun noué avec soin.

Les sept parties du corps - tête, torse supérieur, torse inférieur avec les cuisses, jambes inférieures avec les pieds, et les deux bras - sont partiellement vêtues.

L’identification révèle qu’il s’agit d’une femme de 30 ans, vue pour la dernière fois le 6 novembre 2004. Elle exerçait le métier de travailleuse du sexe. Elle s’était rendue avec sa voiture chez son dernier client connu, Monsieur W, un couvreur et peintre en bâtiment vivant à Amsterdam. Celui-ci affirme l’avoir vue partir le lendemain matin vers midi. Ils avaient passé la nuit, eu des relations sexuelles et consommé de la cocaïne.

L’autopsie révèle que la victime a été violemment agressée, asphyxiée, puis découpée, probablement à l’aide d’une scie à ruban, comme on peut le lire dans un article publié en mars 2026 par Patrick Dieltjes et ses collègues de l’Institut néerlandais de médecine légale (La Haye) dans la revue Forensic Science International: Genetics.