Va-t-il enfin s'expliquer ? Taha O., le meurtrier présumé de l'étudiante Philippine le 24 septembre 2024, dans le bois de Boulogne dans l'ouest parisien, doit être extrait de sa cellule lundi 29 juin pour participer à la reconstitution ordonnée par la juge d'instruction, d'après les informations de RTL confirmées de source proche du dossier.
Jusqu'ici, le Marocain de 24 ans n'a donné aucune explication à son geste, lors de ses différents interrogatoires en garde à vue et devant la magistrate. Taha O. reconnait le meurtre - par étranglement - et évoque un viol, mais pour le reste il prétend ne se souvenir de rien.
La reconstitution, présence de la juge et des avocats, s'avère donc cruciale pour tenter d'arracher des bribes de scénario au suspect, un homme déjà condamné pour viol en 2021, et qui venait d'être libéré d'un centre de rétention, après l'échec de son expulsion vers le Maroc.
Que s'est-il passé dans le bois de Boulogne ?L'autopsie a révélé que l'étudiante à l'Université Paris-Dauphine, qui rentrait chez elle en faisant un détour par le bois de Boulogne, a été étranglée, trainée dans les ronces, puis enterrée sur place dans la terre.
Ses habits ont été remis à la hâte, certains à l'envers, et la fermeture éclair du pantalon baissée, une importante quantité de sang au niveau de l'entrejambe. Les examens n'ont pas révélé de preuve formelle de viol, résidu de sperme ou lésion, mais la scène laisse peu de doutes aux enquêteurs de la Brigade criminelle de la Direction régionale de police judiciaire parisienne.








