Marine Le Pen fera-t-elle vraiment une campagne sans bracelet électronique ? La Cour de cassation a indiqué ce mercredi 8 juillet qu'elle "pourrait" se prononcer sur le pourvoi de la candidate contre sa condamnation dans l'affaire des assistants d'eurodéputés du Front national "au plus tard début avril 2027".
Un calendrier qui change sensiblement la situation judiciaire de Marine Le Pen à l’approche de la présidentielle. Jusqu’ici, le mois de janvier était évoqué. Ce nouveau calendrier repousse d’autant l’éventuelle mise en œuvre d’un bracelet électronique, puisqu’une telle mesure ne pourrait intervenir qu’après une condamnation définitive, donc après l’arrêt de la Cour de cassation.
Invité de RTL ce mercredi 8 juillet, Me Bertrand Périer, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, estime que le calendrier fixé par la Cour de cassation vise à permettre aux Français de savoir, au moment de l’élection présidentielle, si Marine Le Pen a été "ou non définitivement condamnée". "Si le pourvoi est rejeté au moment du scrutin, les Français se détermineront en toute connaissance de cause", affirme-t-il.
Selon lui, il est "totalement impossible d'aller plus vite" car la procédure devant la Cour de cassation comporte plusieurs étapes incompressibles. Il faut notamment laisser aux avocats le temps de préparer leurs arguments.











