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Reportage« Et toi, t’habites où ? » En pleine crise du logement, étudiants et jeunes actifs redéfinissent, souvent malgré eux, l’art de trouver un chez-soi. Nina, 20 ans, originaire de Vannes, vit depuis trois ans sous la mansarde d’un immeuble haussmannien de la capitale.
[Chambre de bonne de 13 mètres carrés meublée, vue sur la tour Eiffel à Paris, 7e étage sans ascenseur, 550 euros. C’est là qu’habite Nina, 20 ans, étudiante en design graphique.]
Pour gagner la chambre de bonne, nichée au 7e étage, il faut traverser le local à poubelles, avant de s’engouffrer dans l’étroit escalier de service. Entre deux paliers, tels des fantômes de faïence et de fer, les anciens cabinets et le monte-charge qui, jadis, rythmaient la vie domestique de cet immeuble cossu du 16e arrondissement de la capitale. Nina (elle n’a pas souhaité donner son patronyme) gravit les 140 marches le souffle court, sous la morsure de la canicule, en ces premiers jours de l’été – l’épreuve se corse quand l’étudiante de 20 ans revient chargée de courses ou lestée de son gros sac de linge.









