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Reportage« Et toi, t’habites où ? ». En pleine crise du logement, étudiants et jeunes actifs redéfinissent, souvent malgré eux, l’art de trouver un chez-soi. Cette semaine, Léa, 28 ans, originaire de Tours, raconte son attachement à son 10 mètres carrés, sans lequel elle n’aurait pas pu faire ses études de droit à la Sorbonne.
Un studio de 10 mètres carrés, au rez-de-chaussée, avec toilettes sur le palier, dans le 11ᵉ arrondissement de Paris, pour 430 euros par mois, eau chaude comprise. C’est là qu’habite Léa, aujourd’hui jeune avocate à Paris.
Quand on rentre chez elle, on enlève ses chaussures et on les pose sous une marche de la petite mezzanine, sous peine de bloquer tout accès au reste de l’appartement. Enfin, plutôt au reste de l’espace : 10 mètres carrés au sol, soit la taille d’une chambre, aux allures de maison de poupée tant il y a de pièces en une seule. A gauche, quelques marches mènent à la mezzanine et à son lit une place. Dessous, un mini-canapé (qui se déplie pour recevoir sa mère), une commode pour les vêtements, quelques étagères encastrées dans le mur pour les livres forment le salon. A côté, une cabine de douche, puis, dans le prolongement, un coin cuisine avec plaques, frigo, micro-ondes et four. Devant l’unique fenêtre, une table et deux chaises.









