« Ce soir, c’est la Nuit d’Afrique ! Ce soir, nous sommes en Afrique ! », a déclaré Oumou Sangaré au début du concert qu’elle offrait mardi soir au MTelus. La 40e édition du Festival international des Nuits d’Afrique (FINA) fut inaugurée avec fougue par l’une des plus grandes voix contemporaines du continent africain, ambassadrice officieuse de la culture ouassouloue, du nom de sa région d’origine, au sud du Mali, là où se rencontrent la Guinée, la Côte d’Ivoire et des rythmes envoûtants.Pour lancer un tel anniversaire, l’organisation du FINA n’a pris aucun risque en confiant son concert d’ouverture à Oumou Sangaré, étoile mondiale de la chanson d’Afrique de l’Ouest qui nous a souvent visités au cours de sa carrière de près de quatre décennies, dans cette ville « qui m’a vu grandir », a-t-elle dit avant de se lancer dans Kounadya, tirée de son album Seya (2009).Sur scène, un orchestre tout étoile — Madame Sangaré n’était pas là pour nous donner un concert acoustique à l’image de son superbe album édité par le label français No Format en 2020, mais bien dans le ton, charnel, du non moins réussi Timbuktu, paru en 2020 et dont elle interprétera la chanson titre, inspirée d’un air traditionnel du nord du Mali. Deux percussionnistes, deux joueurs de kora, un bassiste, un guitariste électrique, un claviériste et deux choristes occupaient la grande scène du MTelus.Cette machine-là roulait au quart de tour, déployant ses rythmes hypnotiques, faisant pleuvoir les notes scintillantes de la kora, soufflées ensuite par un solo de guitare bien bluesé. Portant une longue cape blanche, la protégée du légendaire guitariste Ali Farka Touré avait la voix forte et juste, et une présence scénique impériale, commandant la foule davantage que l’orchestre, invitant les festivaliers à la danse.
Oumou Sangaré ouvre le bal des Nuits d’Afrique au MTelus
La diva malienne a inauguré avec panache la 40e édition du Festival international de Nuits d’Afrique.








