Les aides publiques destinées au secteur du jeu vidéo devraient être soumises à des engagements des entreprises en matière de lutte contre le sexisme et les violences sexuelles, recommande un rapport parlementaire publié mercredi 8 juillet.
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Dans ce travail présentant 18 recommandations, la délégation aux droits des femmes du Sénat demande à « conditionner le versement des aides publiques, nationales et régionales, dans le secteur du jeu vidéo, au respect par les entreprises d’engagements mesurables annuellement en matière de prévention et de traitement des violences et du harcèlement sexistes et sexuels au travail (VHSST) et de mixité des équipes ».
Ces aides au développement sont notamment distribuées par le Fonds d’aide au jeu vidéo (FAJV) ou le crédit d’impôt jeu vidéo (CIJV), tous deux gérés par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). D’après le rapport, le montant du crédit d’impôt jeu vidéo s’élève chaque année à 50 millions d’euros, et les entreprises du secteur reçoivent également entre 10 millions et 15 millions d’euros par an au titre du crédit d’impôt recherche (CIR). Le rapport publié recommande aussi d’intégrer dans le cursus des écoles de jeu vidéo une formation obligatoire de prévention contre les « violences et le harcèlement sexistes et sexuels (VHSS) ».






