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ReportageUn temps présentée comme le Graal pour réindustrialiser le pays et doper sa compétitivité, la dernière génération de réseau mobile n’a séduit qu’une poignée d’entreprises dans l’Hexagone.
Au port du Havre (Seine-Maritime), l’activité bat son plein, lundi 15 juin, autour de l’APL Singapura. Six immenses portiques chargent et déchargent les conteneurs de ce cargo de 398 mètres de long amarré dans le premier port de marchandises français. Une trentaine de « cavaliers », ces imposants chariots que les dockers pilotent d’une nacelle à 12 mètres de haut, transfèrent les conteneurs entre les quais, les camions et les trains.
Mais cette activité frénétique s’avère dangereuse, surtout pour les employés de maintenance et les frigoristes, chargés de contrôler les conteneurs réfrigérés et qui sillonnent en voiture les allées bordées de milliers de conteneurs entassés sur plusieurs étages. Leur hantise : percuter l’un des cavaliers lancés à 30 kilomètres-heure.






