Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma « Still Playing », de Mohamed Mesbah, et « Intersecting Memory », de Shayma’ Awawdeh, captent un quotidien chaotique, sublimé par la force de l’imaginaire. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR Deux regards, ou deux histoires, pour aller au-delà des statistiques sur le nombre de morts en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Depuis l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023 – où plus de 1 200 personnes, de tous âges, ont été tuées et où 251 otages, vivants et morts, ont été emmenés en captivité à Gaza –, et le déclenchement de la guerre qui suivit, l’ONG israélienne B’Tselem a recensé en Cisjordanie 235 enfants et adolescents tués par l’armée israélienne, et cinq par des colons. Sans parler de la confiscation des terres qui s’accélère, des maisons détruites… C’est dans ce contexte que sortent en salle, au terme d’une longue tournée des festivals, deux documentaires réunis sous le titre Enfants de Palestine : Still Playing, de Mohamed Mesbah, et Intersecting Memory, de Shayma’ Awawdeh. Chacun à sa manière, les réalisateurs, tous les deux trentenaires, interrogent la possibilité de grandir, envers et contre tout, en Cisjordanie. Still Playing nous surprend avec les images d’un jeune père qui tente d’avancer, jour après jour. Rasheed Abueideh fait tout ce qu’il peut pour passer du temps avec ses deux garçons, préadolescents. Bien sûr, il a peur de les perdre. Nous sommes en 2024, à Naplouse. Le film s’ouvre la nuit, alors qu’une attaque israélienne vient de secouer les habitants. On ne sait pas encore s’il y a des blessés. Il vous reste 66.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.