Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Adapté du roman de Victor Jestin, le nouveau film de Stéphane Demoustier surfe poétiquement entre la mort et l’amour. Article réservé aux abonnés L’AVIS DU « MONDE » - À NE PAS MANQUER Sans beaucoup tarder après le fort réussi L’Inconnu de la Grande Arche (2025) – relation épique de l’interminable chantier de la Défense à travers la confrontation entre un architecte danois janséniste et des pouvoirs publics français florentins –, Stéphane Demoustier nous propose, en plus modeste mais aussi bien vu, de camper quelques jours à la mer. La Chaleur – génie opportuniste du titre – se découpe dans la vive tradition française – tant populaire qu’auteurale – du film de plage. Mer, fleuve ou lac, le corpus, comme l’horizon, est à perte de vue. Il y aurait beaucoup à en dire, mais on peut, sans crainte de se tromper, en extraire cette substantifique moelle : le film de plage français, c’est l’ombre portée de Marivaux sur une étendue de sable fin. Qu’on en juge, pour mémoire, parmi cette sélection de dérives estivales : Du côté d’Orouët (Jacques Rozier, 1973), L’Hôtel de la plage (Michel Lang, 1978), Les Bronzés (Patrice Leconte, 1978), Pauline à la plage (Eric Rohmer, 1983), L’Année des méduses (Christopher Frank, 1984), La Baule-les-Pins (Diane Kurys, 1990), Brice de Nice (James Huth, 2005), Un monde sans femmes (Guillaume Brac, 2012), L’Inconnu du lac (Alain Guiraudie, 2013), Mektoub my love canto uno (Abdellatif Kechiche, 2017)… Il vous reste 74.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.