Le président américain accuse depuis des semaines ses alliés européens de l'avoir laissé tomber pendant la guerre en Iran.

Publié le 07/07/2026 22:40

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Le président américain Donald Trump et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara (Turquie), le 7 juillet 2026. (MEHMET ALI OZCAN / ANADOLU)

Donald Trump a loué, lors d'un sommet de l'Otan, mardi 7 juillet à Ankara (Turquie) les qualités de son "ami" le président turc Recep Tayyip Erdogan, tout en réservant ses piques aux alliés européens. "J'ai été très déçu par l'Otan et, franchement, si le sommet n'avait pas eu lieu en Turquie, (...) il est possible que je n'y serais pas allé", a-t-il déclaré aux côtés du chef d'Etat turc.En colère contre l'Europe, qu'il accuse depuis des semaines de l'avoir laissé tomber pendant la guerre en Iran, le président américain n'est toutefois pas allé cette fois au-delà des critiques qu'il lance depuis des semaines. Il a même trouvé un mot aimable pour la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni dont il a jugé, après une récente passe d'armes, qu'elle était "quelqu'un de bien, en fait". L'an dernier, le président américain avait obtenu des Européens et du Canada qu'ils s'engagent à consacrer au moins 5% de leur produit intérieur brut (PIB) à leur sécurité. Beaucoup sont encore loin d'atteindre un tel pourcentage.Pour tenter de prévenir tout nouvel accès de colère, le chef de l'Otan Mark Rutte a annoncé mardi plusieurs contrats d'armement, dans l'espoir de convaincre Donald Trump du sérieux des Européens à renforcer leurs capacités de défense. Des pays membres de l'Otan et "des entreprises des deux côtés de l'Atlantique vont (...) signer des contrats qui se chiffrent en milliards, littéralement des milliards de dollars", a lancé le secrétaire général de l'Otan.Le président Volodymyr Zelensky est aussi arrivé mardi à Ankara. Il a réclamé que son pays, qui dispose désormais d'une des industries de défense les plus performantes d'Europe, rejoigne l'Alliance au plus vite pour la rendre plus forte. "Pensez-vous vraiment que ce serait la bonne chose à faire que de laisser à l'extérieur de l'Otan un pays et un peuple avec ce niveau de capacités de défense ?", a-t-il lancé devant un parterre d'industriels et de responsables de l'Otan. Plusieurs pays de l'Otan y sont favorables, mais les Etats-Unis s'y opposent.