Trois navires ont été attaqués en 24 heures dans le détroit d’Ormuz, a rapporté l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO, le Qatar accusant dans un cas l’Iran d’avoir ciblé l’un de ses méthaniers, malgré le cessez-le-feu entre Téhéran et Washington.Le premier navire a été touché lundi « par un projectile non identifié sur le côté bâbord » au large d’Oman, provoquant un incendie, selon l’UKMTO.Le Qatar a indiqué qu’il s’agissait de l’un de ses méthaniers, Al-Rakayyat, et dénoncé une « attaque inacceptable ».« Nous tenons l’Iran pleinement responsable, sur le plan juridique, de cette attaque et de tous les dommages ou répercussions qui pourraient en découler », a affirmé le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.Il a appelé Téhéran à « cesser immédiatement toute action compromettant la sécurité régionale ou menaçant la sécurité de la navigation internationale », ainsi qu’à « s’abstenir de mettre en danger l’approvisionnement énergétique mondial ».Sans les attribuer, l’agence UKMTO a ensuite signalé mardi deux autres incidents : un pétrolier touché par un projectile non identifié, subissant « des dommages structurels », et un navire-citerne frappé par un drone d’origine inconnue.Dans les trois cas, l’agence a indiqué qu’il n’y avait eu ni blessés ni dégâts environnementaux.20 millions de barils par jourLe détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures, est l’un des principaux points de blocage des discussions entre l’Iran et les États-Unis pour mettre fin durablement à la guerre régionale, dans lesquelles le Qatar s’est imposé comme un médiateur clé.Les pétromonarchies du Golfe, alliées de Washington, avaient été la cible d’attaques iraniennes inédites pendant la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par une offensive israélo-américaine contre Téhéran le 28 février.Les navires marchands ont été fortement affectés par le conflit, alors que l’Iran a pris le contrôle du détroit d’Ormuz, en représailles aux frappes américaines et israéliennes, les États-Unis imposant pour leur part un blocus aux ports iraniens.