Défense et diplomatie

— Analyse

La visite surprise du président français en Syrie, avant son déplacement en Turquie pour le sommet de l’Otan, doit se lire comme un appui au nouveau régime, et aussi une volonté de faire partie de la recomposition en cours au Moyen-Orient.

Deux bombes artisanales ont explosé mardi 7 juillet, au matin, dans le centre de Damas. L’une était dissimulée dans une poubelle, l’autre dans une voiture. Les deux se trouvaient à proximité de l’hôtel de luxe Four Seasons, où sont logés les hôtes de marque. C’est donc là qu’Emmanuel Macron et sa délégation avaient passé la nuit. Ils avaient quitté l’endroit plusieurs dizaines de minutes avant les explosions, qui ont fait dix-huit blessé·es et ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux. Le message est clair : la Syrie d’après Bachar al-Assad n’est ni stable ni sûre.