L’affaire prend désormais un tournant judiciaire. Le parquet de Paris a confirmé ce mardi 7 juillet avoir ouvert une enquête après la réception d’une plainte de la Fédération française de football (FFF) auprès de RMC Sport et Le Parisien. Celle-ci dénonçait les propos "abjects et inacceptables" après les déclarations racistes publiées le dimanche 5 juillet sur X par la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla à l’encontre du capitaine des Bleus, au lendemain de la victoire de la France face au Paraguay (1-0) en huitième de finale de la Coupe du monde.
La membre du Parti libéral radical authentique du Paraguay avait multiplié les insultes contre l'attaquant. Elle l’avait notamment qualifié de "Camerounais issu de la colonisation" et affirmé qu’"au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco", avant de comparer son environnement à des "chimpanzés".
L’enquête a ainsi été ouverte pour "injure publique aggravée" et "provocation publique à la haine ou à la violence aggravée" en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion, réelle ou supposée, de la victime. Ces infractions sont passibles d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.
Le parquet précise aussi que l’Office central de lutte contre la haine en ligne a mis en place une veille spécifique sur les propos racistes diffusés pendant la Coupe du monde afin de permettre l’ouverture rapide d’enquêtes si nécessaire.










