Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Politique Politique Politique Un taux d’absentéisme important, un dialogue social conflictuel, une muséographie vieillissante, peu de domaines échappent aux critiques des magistrats de la juridiction financière. Même les expositions sont pointées du doigt. Article réservé aux abonnés Publié mardi 7 juillet, le rapport de la Cour des comptes était attendu avec fébrilité par Universcience. Il s’est révélé aussi impitoyable que redouté. Coiffant la Cité des sciences et de l’industrie, qui fête ses 40 ans à la Villette, et le Palais de la découverte – en travaux jusqu’en 2027–, le géant de la vulgarisation scientifique vient de subir un sérieux coup de semonce. Après avoir passé les années 2018-2025 au crible, le diagnostic des magistrats de la rue Cambon est sans appel : « En définitive, Universcience souffre à la fois d’un manque global d’efficience et d’un progressif éloignement de sa vocation initiale. » Rarement audit aura été aussi sévère : absentéisme élevé chez les non cadres, dialogue social conflictuel, muséographie vieillissante, rien ne va ou presque… Même les expositions, jugées « de moins en moins rentables » ne sont pas épargnées par la critique, les rapporteurs leur reprochant de mettre l’accent sur les approches sociétales au détriment de l’industrie. « Si les rapports entre science et société et les enjeux environnementaux sont mis en avant, il apparaît étonnant qu’aucune exposition n’ait porté sur les progrès des systèmes d’information, le cloud, les réseaux sociaux, la téléphonie mobile, les satellites de télécommunications ou encore les objets connectés », grincent les magistrats. Il vous reste 72.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.