Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Biodiversité Biodiversité Biodiversité Face aux fortes chaleurs, la lagune de Thau se transforme à toute vitesse. Certaines plantes progressent, d’autres dépérissent. L’avenir des moules y est compromis. Article réservé aux abonnés « Il y a encore des survivantes. » Marion Richard, de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), se rassure comme elle peut. Les moules méditerranéennes que la chercheuse élève à Mèze, dans l’Hérault, sont mal en point. Une odeur âcre se dégage des coquilles sombres entassées à ses pieds, dans des caissettes en plastique. Les animaux ont souffert du coup de chaud de l’étang de Thau, intense et précoce, du début de l’été. Le 28 juin, près du mas expérimental du comité régional de conchyliculture de Méditerranée (CRCM), la lagune a atteint 30,6 °C en moyenne sur le rivage. Trop pour les moules que les scientifiques font grandir là, aux côtés d’huîtres, dans un conteneur de marchandises converti en laboratoire. C’est l’étang, au bord duquel est posé le caisson blanc, qui alimente ses bassins. « On reproduit les mêmes conditions que la lagune », surchauffe comprise, souligne Amaël Bossan, ingénieur d’études du CRCM, chaussé de bottes orange. L’expérience ne s’arrête pas là : une partie des coquillages sont soumis à un environnement plus hostile que celui de l’étang – dont une température rehaussée de 1,1 °C à l’aide d’une pompe à chaleur. C’est l’un des travaux menés par l’Ifremer, avec d’autres organismes comme le CNRS, pour comprendre les effets du dérèglement climatique d’origine anthropique sur la Méditerranée. Ses écosystèmes sont bouleversés par le réchauffement graduel de l’eau, doublé de vagues de chaleur de plus en plus fréquentes. Les lagunes, semi-fermées et peu profondes, sont particulièrement exposées à ces flambées du thermomètre et au manque d’oxygène qu’elles favorisent. Il vous reste 78.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Comment les chercheurs scrutent les impacts des vagues de chaleur sur la faune et la flore de Méditerranée : « Nous sommes entrés dans un monde inconnu »
Face aux fortes chaleurs, la lagune de Thau se transforme à toute vitesse. Certaines plantes progressent, d’autres dépérissent. L’avenir des moules y est compromis.






