Le Hamas dissout ses instances dirigeantes à Gaza : qu'est-ce que ça veut dire ?

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a annoncé lundi 6 juillet avoir dissous ses instances dirigeantes dans la bande de Gaza, après presque 20 ans de pouvoir, ouvrant ainsi la voie à un comité technocratique chargé d'administrer le territoire.

"Le président du comité d'urgence du gouvernement, Mohammed al-Farra, a officiellement présenté sa démission", a déclaré à l'AFP Ismaïl al-Thawabta, directeur du bureau des médias du gouvernement du Hamas, ajoutant qu'il avait "décidé de dissoudre le comité afin de faciliter la transition administrative et gouvernementale vers le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG)".

Mais concrètement, cela va-t-il changer la situation sur place ? Rien ne changera tant qu'Israël ne bougera pas ou qu'on l'oblige à bouger. Que le Hamas rende son tablier, ne gère plus le quotidien des habitants de Gaza, qu'il passe la main, c'est une manière de dire 'ok pour la transition', mais c'est symbolique parce que les obstacles sont multiples.

Des futurs gestionnaires qui n'ont pas le droit d'accéder à GazaD'abord, le Hamas doit laisser la place au Conseil national pour l'administration de Gaza, ce qui est prévu dans le plan imaginé par le fameux Conseil de la paix de Donald Trump. Le NCAG a été créé par cette instance lors des négociations qui ont entraîné le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en octobre 2025.