Des Palestiniens marchent au milieu de bâtiments détruits par les frappes de l’armée israélienne, à Jabaliya, dans la bande de Gaza, le 2 juillet 2026. JEHAD ALSHRAFI/AP PHOTO
Le Hamas a annoncé lundi 6 juillet, avoir dissous ses instances dirigeantes dans la bande de Gaza, après près de vingt ans de pouvoir. Cette décision pourrait ouvrir la voie à la gestion du territoire par un comité technocratique, déjà formé et dont la mission est de garantir une représentation palestinienne dans les institutions de la bande de Gaza.
« Le président du comité d’urgence du gouvernement, Mohammed Al-Farra, a officiellement présenté sa démission », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Ismaïl Al-Thawabta, directeur du bureau des médias du gouvernement du Hamas, ajoutant qu’il avait « décidé de dissoudre le comité afin de faciliter la transition administrative et gouvernementale vers le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) ». Le NCAG a été créé par le « Conseil de Paix », mis en place par le président américain Donald Trump, lors des négociations qui ont entraîné le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en octobre 2025.
L’initiative du Hamas marque un tournant politique important pour le mouvement islamiste, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007 à l’issue d’affrontements avec le Fatah, la formation du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, basé à Ramallah, en Cisjordanie occupée.










