Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Les habitants d’Ille-sur-Têt, commune qui a été évacuée, sont sous le choc, alors que l’incendie de Trévillach, le plus important depuis cinquante ans dans la région, n’était pas encore fixé lundi soir. Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé l’arrivée de six avions venus de l’Union européenne. Article réservé aux abonnés Dans les ruelles étroites du centre historique, la pierre transpire sous les 40 °C du jour. Dans la rue principale, pas trace de vie humaine, non plus. Les rideaux de fer sont baissés et les volets de bois restent clos. A une vingtaine de kilomètres de Perpignan, Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales), une grosse bourgade rurale, ressemble à une ville morte, lundi 6 juillet. En matinée, le préfet des Pyrénées-Orientales a renouvelé aux 5 900 habitants du lieu sa consigne d’évacuer, lancée la veille, à cause des fumées du feu de Trévillach, qui tourne autour de la ville pour le troisième jour d’affilée. Face à la porte close de la gare, une femme, esseulée, un balluchon sous le bras, cherche une voiture pour Perpignan. « On me dit que les fumées sont encore plus toxiques pour moi, parce que je suis sous chimio. Je n’ai pas de voiture et il n’y a plus de train », pleure-t-elle en interpellant les automobilistes. En limite de la bourgade, un hélicoptère bombardier d’eau lâche sa cargaison sur l’autre rive de la Têt, la rivière qui traverse le bourg. Le panache de fumée visé s’efface, mais, à deux pas, un arbre flambe encore et, tout autour, les terres recouvertes de cendres des anciens jardins fument, truffées de points chauds, hérissées de carcasses de voitures et de morceaux de charpente ou de murs. Les squelettes décharnés des vies modestes, voire précaires, qui s’écoulaient là, au bord de l’eau. Il vous reste 81.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.