"L'incendie est tellement proche, j'ai peur" : sur RTL, la panique des habitants d'Ille-sur-Têt évacués après un gigantesque incendie
L'incendie dans les Pyrénées-Orientales, qui a entraîné l'évacuation de milliers d'habitants, a été ralenti dans sa progression lundi 6 juillet, mais des renforts aériens sont attendus le lendemain, car des habitations restent menacées. Le feu, qui a parcouru 4.900 hectares, "est heureusement stabilisé dans un certain nombre d'endroits, mais il n'est pas complètement fixé", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, lors d'un déplacement à Ille-sur-Têt, évoquant un bilan de 11 blessés légers, dont sept pompiers.
De nouveaux moyens aériens seront déployés mardi, notamment pour attaquer le flanc droit, qui inquiète le plus les pompiers.Deux avions nationaux et six européens viendront en renfort, "ce qui correspond, à l'équivalent en projection d'eau, de quatre Canadair", a détaillé le ministre. Dans le massif montagneux des Aspres, les flammes ont essentiellement parcouru des zones boisées ou de garrigues, mais une vingtaine de maisons ont été endommagées, notamment dans le village de Rodès. "À certains endroits, on dirait qu'on a reçu une bombe atomique, c'est catastrophique", a confié à l'AFP par téléphone Marc Bianchini, le maire de Rodès, un village évacué dimanche soir. "À 7 heures, ça paraissait éteint, puis avec la chaleur et un coup de vent, c'est reparti", a-t-il expliqué, précisant qu'une vingtaine d'habitations et une trentaine de véhicules avaient brûlé sur le territoire de sa commune.













