L'opposition appelle depuis longtemps de ses vœux l'établissement d'une commission d'enquête nationale indépendante.
Publié le 06/07/2026 23:49
Temps de lecture : 1min
Une manifestation à Tel Aviv (Israël), contre le gouvernement, le 2 juillet 2026. (MOSTAFA ALKHAROUF / ANADOLU)
Le Parlement israélien a approuvé lundi 6 juillet en première lecture une loi établissant une commission d'enquête, défendue par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, sur les défaillances sécuritaires ayant conduit à l'attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. Le vote a été boycotté par l'opposition qui estime que la commission proposée sera à la botte du gouvernement. Telle que définie par cette loi, les six membres de la commission seraient nommés par la Knesset, à la majorité des deux tiers. En l'absence d'un consensus, trois membres seraient désignés par la coalition au pouvoir et trois par l'opposition. D'anciens otages, enlevés par le Hamas lors du 7-Octobre, ou des membres de familles endeuillées auraient un rôle d'observateurs, tandis que les délibérations de la commission seraient diffusées et accessibles au grand public.Des personnalités d'opposition ont fait savoir qu'elles boycotteraient toute commission nommée par des hommes politiques. L'opposition appelle depuis longtemps de ses vœux l'établissement d'une commission d'enquête nationale indépendante, mécanisme fréquemment mis en place par le passé lors de fiascos majeurs. Les sondages indiquent qu'une majorité d'Israéliens, quelle que soit leur sensibilité politique, soutiennent un tel mécanisme pour conduire l'enquête.











