Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Vie quotidienne Vie quotidienne Vie quotidienne Les tarifs dynamiques contraignent les ménages à payer leur électricité selon des prix boursiers fluctuant chaque heure. Ces contrats présentent donc un risque de flambée des factures en cas de nouvelle crise énergétique, mais peuvent en revanche déboucher sur des centaines d’euros d’économies par an. Article réservé aux abonnés Ils sont à l’énergie ce que les actions sont à l’épargne : des gisements de gains importants reposant sur de la volatilité. Les contrats d’électricité à tarification dynamique fonctionnent eux aussi grâce à un marché boursier. Chaque jour, la veille pour le lendemain, le client reçoit sa grille tarifaire, dont le niveau fluctue chaque heure pour répliquer la volatilité des prix de gros. Ils prennent pour référence le marché Epex Spot, la Bourse européenne de l’électricité, que relaie le gestionnaire du réseau, RTE. Il s’agit du type d’offre la plus risquée sur le marché de détail de l’électricité. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) leur a attribué la note D, soit la pire en matière de protection des consommateurs. A l’inverse, les contrats à prix totalement fixes sont notés A. En 2021, Barry Energy et E.Leclerc énergies avaient développé une offre d’électricité de ce type avant de l’arrêter brutalement à l’avènement de la crise énergétique de 2022. Depuis, deux fournisseurs ont pris le relais : Sobry et Frank Energie, dont les contrats sont commercialisés depuis quelques mois en France. L’offre est encore peu développée, dans un pays où les ménages privilégient la fourniture à prix fixe, le plus souvent au tarif réglementé de vente (TRV) établi par les pouvoirs publics. « C’est normal. Les clients doivent apprendre à consommer l’électricité en journée et non plus uniquement la nuit », justifie Mathias Laffont, délégué général adjoint de l’Union française de l’électricité (UFE), l’association représentative des entreprises du secteur. L’essor des panneaux photovoltaïques permet de disposer d’une énergie abondante et peu chère en journée. Raison pour laquelle une réforme des heures creuses est d’ailleurs actuellement mise en œuvre pour décaler la consommation des ménages durant l’après-midi. Des prix volatils Il vous reste 59.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.