Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Cinéma Cinéma Cinéma Rencontré à Paris à l’occasion de la sortie de son deuxième long-métrage, le réalisateur portugais évoque son malaise face aux mesures prises par la nouvelle mairie de sa ville d’origine contre les populations gitanes. Article réservé aux abonnés « Dans mon film, les enjeux politiques sont devenus aussi importants que l’esthétique », résume le cinéaste portugais Pedro Cabeleira, 34 ans, au terme d’une longue conversation dans un café. On le rencontre à Paris, à la veille de la sortie de son deuxième long-métrage, Entroncamento, du nom de la ville de banlieue où il a grandi, à une heure de Lisbonne. L’histoire met en scène une petite bande de gangsters qui règne sur les trafics du quartier. Leur routine va se trouver perturbée par l’arrivée de la cousine de l’un d’eux, une rebelle issue d’une cité encore plus dure. L’héroïne est interprétée par Ana Vilaça, actrice montante et compagne du réalisateur. Intense, terrienne et corrosive, l’héroïne bouscule les codes du film noir, sans éclipser les autres personnages qui émergent peu à peu dans le tableau. Cabeleira compose un portrait brut, explosif, d’une jeunesse déclassée à la gâchette facile. Avec sa voix posée et son air paisible, le réalisateur semble à des années-lumière de ses personnages. Il vous reste 74.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.