Assa Traoré (au centre), du comité pour Adama, aux côté de Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, lors d’une marche contre le racisme et l'extrême droite à Paris, le 21 juin 2026. CAMILLE MILLERAND/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

Plusieurs centaines de personnes ont défilé, samedi 4 juillet, à Persan et Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) dans une ambiance calme et festive pour rendre hommage à Adama Traoré, jeune homme noir mort il y a dix ans lors de son arrestation par des gendarmes.

Durant l’heure et demie de marche, les manifestants et organisateurs ont notamment scandé « Justice pour Adama, on n’oublie pas ! » ou « Pas de justice, pas de paix ! ». Les noms de personnes tuées ou blessées par les forces de l’ordre ces dernières années ont également été égrenés.

« La justice française a dit qu’il y avait un non-lieu, mais nous connaissons tous la vérité. Nous savons que ces gendarmes sont responsables de la mort d’Adama Traoré », a déclaré sa sœur Assa, devant la gendarmerie où son frère est mort, le 19 juillet 2016. Plus tôt dans la journée, une plaque portant le nom d’Adama Traoré a été installée près de la mairie de Beaumont-sur-Oise, là où il a été interpellé.

La Cour de cassation a confirmé au début de l’année le non-lieu en faveur des gendarmes, une décision dénoncée par sa famille, qui espère désormais obtenir la condamnation de la France devant la justice européenne.