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RécitEntre 1986 et 1988, Denis Dailleux a fait poser devant son objectif les habitants de Chanzeaux, son bourg natal du Maine-et-Loire. Pour l’artiste, ce retour aux sources représentait alors autant une manière de renouer avec l’endroit qu’il avait fui, jeune homme, que de témoigner d’un monde évanoui. Cette série fait l’objet d’un beau livre.
Un bouquet de fleurs ou un légume sous le bras, la terre vierge au bord de la rivière, un visage fier et des habits du dimanche. Sur les berges de l’Hyrôme, dans le petit village de Chanzeaux, en Anjou, le cérémonial est réglé comme du papier à musique.
Tour à tour, Tanis, Yolande, Georges ou Agathe vont accepter de prendre la pose, à la manière des stars de cinéma ou des notables locaux immortalisés dans le journal du coin. De l’autre côté de l’appareil – un increvable Mamiya C330 qu’il n’a jamais abandonné –, une figure connue de tous : Denis Dailleux, enfant de Chanzeaux, amoureux inconditionnel de son village natal et petit-fils du facteur.







