Le stade a tremblé vendredi à Miami, mais l'Argentine de Lionel Messi, encore buteur, est finalement venue à bout, après prolongation (3-2) d'une héroïque équipe du Cap-Vert, pas passée loin de créer la plus grande surprise de l'histoire de la Coupe du monde. L'Albiceleste affrontera alors l'Egypte de Mohamed Salah en 8e de finale mardi à Atltanta.
Une galaxie sépare l'Argentine, championne du monde en titre, du Cap-Vert, "Petit Poucet" de la phase à élimination directe qui découvrait la compétition. Aussi, ce 16e de finale ne pouvait connaître autre issue que la victoire du géant sur le papier. Mais personne n'aurait imaginé le scénario fou qui s'est écrit sur la pelouse du Hard Rock Stadium, dans la moiteur floridienne parcourue de sueurs froides pour les supporteurs argentins qui avaient rempli l'enceinte.
Au bout d'une folle soirée comme seule la Coupe du monde sait en offrir, rien n'a été simple pour Messi et ses coéquipiers, poussés dans leur retranchements par des adversaires qui leur étaient quasiment tous inconnus et dont ils sauront se rappeler, à l'image du gardien Vozinha, dernier rempart héroïque qui a repoussé l'échéance plus d'une fois.
Sensation de ce Mondial dès son entame, quand il a laissé l'Espagne de Lamine Yamal muette (0-0), avant de rester invaincu en phase de groupe (2-2 Uruguay, 0-0 Arabie saoudite), le Cap-Vert a cette fois poussé l'Argentine jusqu'à la prolongation. "Ça aurait été de la folie de perdre, mais c'est ça, le football", a soufflé le sélectionneur Lionel Scaloni, qui se souviendra de sa centième sur le banc, où il est passé par tous les états.










