Lorsque des enfants sont rapatriés en Ukraine depuis des territoires contrôlés par la Russie, un vaste réseau de soutien se déploie autour d’eux. Certains souffrent de traumatismes, d’autres ont de la difficulté à réintégrer leur vie. Et tous doivent rebâtir leur confiance. Un accompagnement qui est encore plus crucial depuis que les autorités russes « militarisent » les enfants dans les écoles et les camps de vacances.Pour Yuliia Tukalenko, psychologue à la fondation Voices of Children en Ukraine, il s’agit de l’une des conséquences « les plus terrifiantes » de la propagande russe et des politiques déployées par le Kremlin. « Ce n’est absolument pas une question de choix pour ces jeunes. Nous allons devoir gérer les conséquences de cette militarisation pendant de nombreuses années », souffle-t-elle en entrevue virtuelle depuis Kiev.Lorsque des familles ou des enfants non accompagnés réussissent à quitter des territoires conquis par la Russie, ils sont pris en charge par une équipe multipartite rassemblant plusieurs organisations de la société civile, sous la coordination du commissaire aux droits de l’homme du Parlement ukrainien. Dès la première rencontre avec les services de sécurité ukrainiens, des psychologues de Voices of Children sont aux côtés des familles.
Militarisés dès l’école primaire
Les autorités russes prodiguent un enseignement militaire aux enfants dans les écoles et les camps de vacances.







